Une petite voiture électrique de ville, est-ce utile ?

Le prix des voitures électriques a baissé de 65 % en 5 ans environ. Cette diminution est l’un des facteurs principaux à l’origine de leur progression sur le marché, car il devient plus abordable de s’en procurer. Néanmoins, il est à noter que ces citadines ont fait un carton dans les zones périurbaines, les départements ruraux et non dans les villes en France.

La citadine électrique : plus économique en campagne ?

Si le nombre d’achats de voitures électriques dans certains départements comme l’Oise est bien plus considérable que dans d’autres ( Creuse par exemple ), il faudrait reconnaître que le premier présente une population plus importante. Notons aussi que l’Oise enregistre une différence de 14 voitures vendues de plus en un mois. Les enquêtes ont clairement montré que la citadine électrique trouve un écho assez favorable au sein des campagnes, des régions périurbaines et pavillonnaires ou encore dans les petites villes. En réalité, cela est notamment favorisé par le fait que les ruraux parcourent quotidiennement de longs trajets et opter pour une voiture électrique permet bien évidemment de réaliser plus d’économies.

La progression dans la vente de ces automobiles s’explique également par mise en place des politiques régionales d’aides à l’acquisition. À titre d’exemple, les Bouches-du-Rhône offrent 5 000 euros d’aides, ce qui s’ajoute au bonus. Avec cette politique, on enregistre plus de 500 véhicules électriques immatriculés dans le mois de janvier.

Il est à nuancer que cette réalité n’englobe pas toutes les zones. On le constate nettement dans les Hauts-de-France, au Sud-Ouest, la région Grand Est ou même Corses avec de faibles taux de vente.

De faibles taux d’immatriculations dans les départements de l’Ile-de-France

L’explosion du nombre de voitures immatriculées en France en mois janvier (multipliées par quatre) est beaucoup plus effective dans la Creuse et dans les grandes villes.

En décembre dernier, les voitures zéro émission occupaient en moyenne 8,19 % des immatriculations avec 16,76 % de nouveaux véhicules creusois électriques. Ce taux s’estime à 14,09 % dans la Manche et 11,26 % en Archèche. Selon les informations recueillies, les conducteurs y ont acquis plus d’automobiles électriques que l’autre partie de l’Hexagone.

En revanche, les départements de l’Ile-de-France sont en dessous de la moyenne nationale. Il s’agit d’un taux de 7,51 % à Paris, 4,27 % dans les Hauts-de-Seine. Il ne faut pas oublier que le département des Hauts-de-Seine regorge des habitants détenant un fort pouvoir d’achat.

Pour ce qui est de l’Oise, la part d’immatriculation des voitures électriques reste inférieure à 2,09 %.

Rentabilité des voitures électriques et accès à la prise

Comme nous l’avons souligné, les engins électriques s’aventurent au-delà des villes. D’après la marque Losange, la moitié des ventes de la voiture Renault ZOE est effectuée dans les zones rurales, alors que 35 % ont été réalisés dans les régions périurbaines. Seulement 15 % des ventes de ce modèle sont réalisés en ville. Cet engouement des acquéreurs en campagne s’interprète par les avantages que procure la voiture électrique pour les habitants. En effet, avoir plusieurs véhicules ( deux ou trois ) tout en bénéficiant d’une prise de courant au sein du garage sont deux facteurs favorables pour les habitants de ces zones. De ce fait, il sera plus facile de repartir les nombreuses du quotidien entre les véhicules et de faire de longues distances en dépensant peu.

Alors que les voitures électriques sont courtisées par les grandes villes, pour l’avantage écologique, elles sont surreprésentées dans les campagnes où elles effectuent plus de trajets. Une chose à ne pas négliger : plus l’automobile possède un kilométrage élevé, plus sa rentabilité serait atteinte en peu de temps.

Cependant, il existe des aides à l’achat accordées dans les villes qui s’additionnent au bonus sans les oublier les bornes publiques, ce qui motive considérablement les citadins à se tourner vers les véhicules électriques. Une autre réalité est de faire falloir le « droit à la prise » si vous êtes dans une copropriété afin de mettre en place une borne. Cette dernière serait alors à leurs frais. Depuis 2017 les immeubles disposant d’une capacité de moins de 4O places sont impérativement ré-équipés à la moitié des places pour l’installation d’un point de recharge destiné à la voiture électrique ou encore hybride.

En définitive, s’il est vrai que les petites citadines électriques sont plus prisées dans les régions rurales que dans les villes, un fort changement de la donne se prépare dans les prochaines années. Ceci est le résultat des recherches effectuées par le cabinet de conseil McKinsey et de Bloomberg New Energy Finance.

Pour promouvoir les automobiles électriques, il est essentiel pour les agglomérations d’être strictes sur les normes antipollution. N’hésitez pas à vous rendre sur ce site pour En savoir plus :.